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Avril 2020

Solidarité et Unité nationale

Depuis le début du confinement, nous observons un certain nombre de démarches inédites, visant à soutenir les bars/bistrots. Il s’agit de donner la possibilité aux futurs clients d’acheter en ligne et à l’avance leurs consommations, comme sur J’aime mon bistrot. Le plus grand groupe brassicole au monde, AbInBev, va même plus loin : Bar solidaire envoie en « équivalent bière » au bar, le même montant que celui de la commande passée.

Par ailleurs, nous observons depuis le début du confinement le développement des « skypéro » ou « apéro skype » : 16 % est la proportion de français ayant déclaré prendre plus souvent l’apéritif à l’issue de la deuxième et troisième semaine de confinement, le nombre d’occasions apéritives ayant d’ailleurs bondi de 51 % entre les deux premières semaines de confinement et la période de pré-confinement (étude réalisée par Kantar). Ces apéritifs pris par écran interposés avec le très populaire et gratuit skype, sont alimentés par le souhait de beaucoup de français de se retrouver dans des moments collectifs entre amis, tout comme les efforts marketing des opérateurs de la livraison en ligne.

Notre avis

La consommation de boissons alcoolisées n’échappe pas à cette période de crise que nous traversons : 20 % des Français ont déclaré avoir réduit leurs achats d’alcool contre seulement 4 % qui indiquent les avoir augmentés pendant la deuxième et troisième semaine de confinement (source Kantar).

Santé publique France indique par ailleurs dans un communiqué de presse que, sur la période allant jusqu’au 1er avril, 24% des consommateurs d’alcool interrogés déclarent une baisse de leur consommation pendant le confinement. Ils sont cependant 11% à déclarer en consommer davantage.

Confinement oblige, les pratiques évoluent, notamment en matière d’achat, en particulier avec ceux réalisés en ligne : 30 % est la part des français ayant essayé le drive pour la première fois en cette période de crise et qui prévoient d’y retourner à l’issue du confinement. Les boissons alcoolisées seront bien sûr concernées par ces nouvelles habitudes, ce qui pourrait avoir pour effet de renforcer leur accessibilité, ce qui, en termes de santé publique, est toujours questionnant.

Cette crise sanitaire majeure a refait émerger deux valeurs, la solidarité et l’unité nationale, auxquelles le secteur des boissons alcoolisées s’est associé.

La solidarité s’exprime envers tous ceux qui risquent leur avenir à mesure que cette période dure, les bars de proximité en font bien sûr partie : les initiatives visant à encourager les pré-achats (de boissons) vont dans ce sens et permettent aux établissements concernés de se sentir soutenus, aussi bien moralement que financièrement. Cette situation difficile ne doit pas pour autant passer outre la règlementation, notamment l’obligation de neutralité (des accroches comme « buvez un canon pour sauver un vigneron » posent question) ou la présence des mentions légales (nous constatons actuellement une diminution de leur présence sur les publicités en ligne que nous voyons).

L’unité nationale est ce besoin de faire corps face à cette crise sans précédent : elle s’est manifestée dans le respect du confinement, nous avons collectivement « fait bloc » pour limiter une tragédie sanitaire qui aurait pu être plus grave qu’elle ne l’a déjà été. Les apéros skype qui se sont développés ont pu être assimilés à cela, le Président de « Vin & société » déclarant « qu’en ouvrant une bouteille de vin face à leur écran, les français ont simplement convoqué malgré les contraintes, les symboles et les pratiques qui font d’eux une Nation autour de valeurs culturelles et sociales communes ». En l’espèce, nous n’irons pas aussi loin : ces temps numériques sont, pour nous, l’occasion de moments de convivialité, d’échanges, de contacts retrouvés, des aspects qui témoignent d’un besoin fondamental de l’homme : le lien avec les autres. Un lien que nous allons retrouver et pour cela, le travail, le sport, la fête seront autant de « supports » qui nous le permettront également.

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