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Septembre 2018

Abus d’alcooliers !

Avec modération (association portée par les alcooliers, se positionnant comme une « force d’action et de proposition en matière de prévention du risque alcool ») prend position vis-à-vis de l’étude publiée par la revue scientifique « The Lancet » (qui avait établi que les dommages de la consommation d’alcool pour la santé apparaissent dès un verre par jour).

L’association revient sur le « décalage entre la recommandation des auteurs de l’étude – la promotion de l’abstinence totale – et la réalité du risque ».

Elle accuse les médias d’être « le relais d’un militantisme pro-abstinence non fondé scientifiquement » et indique que « dans la quasi-totalité des pays développés, les autorités sanitaires donnent à la population des repères de consommation à faible risque permettant aux consommateurs d’alcool de gérer leur consommation ».

Notre analyse :

Sans surprise, la filière de l’alcool réagit à sa manière à l’étude du Lancet qui démonte le mythe du verre bénéfique pour la santé. Et quand les données scientifiques sont claires, il ne lui reste plus que le terrain politique et moral pour la défense de ses intérêts… et dans ce domaine, leur tarte à la crème est bien sûr le spectre brandi d’un retour de la prohibition (épouvantail affiché à la une du dernier numéro spécial « vins » du Point). Médias, associations, scientifiques, tous sont mis dans le même panier d’un militantisme pro-abstinence, comprenez, vous êtes des liberticides, des rabat-joie, les pourfendeurs de l’âme française… Ce dévoiement de notre philosophie préventive est tellement caricatural qu’il en devient ridicule…

Notons que le détournement est devenu la spécialité des alcooliers. En témoignent les repères de consommation à faible risque qu’ils promeuvent (à tel point qu’ils en ont fait un site internet : www.2340.fr). En effet, les limites proposées par l’OMS (21 unités par semaine pour les hommes et 14 pour les femmes), ne sont à l’origine qu’un outil destiné aux médecins pour amener les buveurs à risque à réduire leur consommation d’alcool*. Ces seuils n’étaient pas voués à devenir des repères de consommation pour le grand public, l’OMS n’ayant jamais donné de recommandation officielle chiffrée en la matière. Le seul message de l’OMS, que nous partageons, et que les alcooliers devraient faire leur, est le « moins c’est mieux ».

* WHO regional office for Europe, Alcohol-less is better. European alcohol action plan. 1996: Copenhagen.

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