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Close-to, c’est l’intervention d’un jeune, en auto-école, qui parle de son expérience d’accident de la route.
On cherche à accrocher les apprentis conducteurs, les faire réagir, pour mieux ensuite discuter avec eux des causes d’un accident : alcool, cannabis, vitesse, fatigue…
C’est un projet qu’on a pas créé ! Respect aux autrichiens de FGM Amor qui l’ont testé dans leur pays ! et comme ça a super bien marché, ils ont choisi de le développer en Europe.
Et pour la France, devine qui le met en place ?
T’as passé ton permis ? T’as vu de la prévention toi ?
Et bien avec ce projet, on sensibilise les futurs conducteurs à certaines prises de risques qui peuvent causer des drames !
Alors, comme d’hab’, on utilise la « Avenir Santé Touch » pour agir : des jeunes formés interviennent, les séances en auto-écoles (intégrées au code) sont interactives et on implique les moniteurs.
On pense que la méthode est originale car les grands discours sur la prévention : bof !
là, c’est une action concrète avec un vrai témoignage ! faut juste faire gaffe à pas transformer ça en voyeurisme (pour les apprentis) ou en un truc thérapeutique pour ceux qui témoignent ! ça reste éducatif ce projet !
Les « peer-mentors », c’est les intervenants du projet : il sont jeunes, ils ont eu un accident de la route, soit parce qu’ils ont pu faire des conneries, soit parce qu’ils ont subi un accident.
Maintenant, ils veulent que ça n’arrive pas aux autres.
Il faut qu’ils soient jeunes, motivés bien sûr par la prévention, qu’ils aient du recul vis-à-vis de leur accident (qu’il soient pas dans un truc genre : ceux qui prennent des risques, c’est tous des cons !), qu’ils puissent bien s’exprimer. Bref, pas facile !
Alors, on est allé vers les hôpitaux, les centres de rééducation, les centres de récupération de points, les associations d’aide aux victimes.
Et au final, on a 14 intervenants qui sont bien motivés et qui agissent ! c’est sûr que c’est pas drôle ce qu’ils ont vécu : traumatisme crânien, fauteuil roulant, blessures à la jambe ! mais bon, ça passe bien dans les auto-écoles car ils ont bien été formés.
L’asso leur a apporté des connaissances, des techniques d’animation et puis surtout un état d’esprit. C’est super important de pas être là pour seulement parler de soi, mais d’écouter les jeunes, de pas les juger. Faut pas vouloir les apitoyer ou les effrayer mais juste les faire réagir, leur faire prendre conscience que l’accident ça peut arriver à tout le monde.
C’est pour ça que l’asso a passé beaucoup de temps avec eux pour voir s’ils sont bien dans l’état d’esprit et pour les préparer (la formation dure 4h).
Alors, bien sûr on débarque pas comme ça dans les auto-écoles ! l’asso prépare ça avec les moniteurs : on veut juste que la séance se cale bien dans la pédagogie.
L’animation, elle dure 1h, dans les cours du code : les « peers mentors » sont accompagnés d’un coach d’Avenir Santé (même si certains interviennent seuls)
Mais on veut que le moniteur soit là : il peut faire le lien avec ce qu’il apprend aux apprentis.
D’abord l’intervenant parle de son accident : comment ça s’est passé, en quoi ça a pu changer sa vie, etc… En général, y’a plein de questions parce que les apprentis conducteurs sont curieux. Bon, les infos données sont parfois « choc », mais ça suscite l’intérêt.
Ensuite, on débat sur les causes de l’accident, on élargit la discuss aux autres facteurs (et on parle aussi sur « comment éviter un accident ». C’est sûr qu’on retrouve toujours les mêmes choses : alcool, cannabis, vitesse, fatigue…
Au final, c’est une heure vraiment intéressante où on voit la réalité et où on réfléchit beaucoup. Ça marque.
En 2008 et 2009, les interventions ont lieu dans 23 auto-écoles du Rhône et de l’Ain :
Et il paraît qu’y a même une évaluation. L’asso va comparer des jeunes ayant eu l’intervention à d’autres qui l’ont pas eu (dommage !). Et on va voir si y’a des différences dans les consommations, les prises de risques au volant, les accidents (y’a des tonnes de classeurs à l’asso : nous, on fait pas comme Handicap International des « pyramides de chaussures, mais des « pyramides de classeurs » !).
Close-to, c’est un projet qui coûte quand même cher : on communique, on forme les intervenants, on évalue, on achète du matériel. Merci à ceux qui nous donnent des subventions pour tout ça :
Et puis, comme d’hab, on agit pas seul. On travaille avec des partenaires sur la communication, la formation, l’évaluation. On en a recensé quelques-uns !
Pour toute info sur le projet, pour l’instant mené sur le Rhône et l’Ain :
Myriam Palandre (on la voit plus trop, cachée par les classeurs de l’évaluation du projet), mais on peut l’appeler au 04 78 58 95 04 ou alors lui envoyer un mail : myriam@avenir-sante.com